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Predrag Rajkovic
Equipe première

Predrag Rajkovic : « Ce qui m’anime, c’est gagner »

24 juin 2019
Predrag Rajkovic

S’il confie avec timidité préférer s’exprimer sur le terrain qu’en interview, l’international serbe Predrag Rajkovic a pris le soin de répondre à chacune des questions pour se présenter au public rémois. À 23 ans, la dernière recrue stadiste exprime sa satisfaction de rejoindre la cité des sacres, dans un discours où le mot « gagner » est plus important.

Predrag, quel est ton premier sentiment après cette signature au Stade de Reims ?
« Je suis très heureux, c’est ce que je voulais. Ce qui a compté c’est la rencontre avec les dirigeants, j’ai apprécié leur contact, le discours du club. Je pense que je vais bien me sentir ici parce que Reims a l’air d’être un club familial et c’est important pour moi. Maintenant, je vais donner le meilleur pour aider le Stade de Reims à atteindre ses objectifs. »

Revenons sur ton parcours, te souviens-tu de tes premiers pas de footballeur ?
« Oui, c’était quand j’avais 7 ans. J’aimais bien tirer, marquer mais pas trop courir donc je suis allé dans les buts… (rires). Mon père avait joué au football à un bon niveau amateur et avait été gardien de but, j’ai appris en le regardant et j'ai suivi ses traces. »

Comment définirais-tu ton style de jeu ?
« Je n’aime pas trop parler de moi, j’ai envie de dire que vous verrez sur le terrain ! Ce que j’aime en tout cas, c’est jouer avec mon équipe, relancer. Je suis à l’aise pour jouer pied gauche comme pied droit même si je suis droitier. »

« Sur le terrain, je me définirais comme leader et fou ! Et en dehors du terrain, c’est un peu tout l’inverse, je suis quelqu’un de calme et timide. » 

Et ton caractère ?
« Sur le terrain, je dirais leader et fou ! Et en dehors du terrain, c’est un peu tout l’inverse, je suis quelqu’un de calme et timide. »

Y-a-t-il des gardiens qui t’inspirent ou avec lesquels on te compare ?
« Il y en a peu mais certains de mes amis s’amusent à me comparer à Neuer, à cause de ma taille et de mon style. On est à peu près du même gabarit. Quand j’étais plus jeune, j’avais une taille plus petite donc le gardien qui m’inspirait le plus, comme beaucoup de jeunes, c'était Iker Casillas. »

Depuis que tu es professionnel, l’adjectif qui décrit le mieux ton parcours est « historique ». Avec Jagodina, tu as été de l’équipe qui remporte la première coupe de Serbie de son histoire puis avec la sélection, tu as gagné le premier Euro U19 et le premier Mondial U20 du football serbe… Comment se fait-il qu’il y ait toujours quelque chose d’historique avec toi ?
« Je ne sais pas, il doit y avoir quelque chose de magique (sourire) ! Plus sérieusement, c’est difficile à dire. Mais une chose est sure, ce qui m’anime en permanence, c’est gagner. Tout le temps : en match, à l’entraînement. »

Predrag Rajkovic

Quel est le souvenir le plus marquant de ton parcours ?
« Je pense que c’est le titre de champion du Monde U20 en 2015, obtenu en Nouvelle-Zélande. Cette finale contre le Brésil où on gagne 2-1 au bout du bout (but de Nemanja Maksimović  à la 118ème minute ndlr) reste sans doute le plus grand moment de ma carrière, jusqu’à présent. »

Après deux titres avec l’Etoile Rouge et ce titre de champion du monde, tu as rejoint le Maccabi. Tu as alors 19 ans, qu’est ce qui t’a fait opter pour ce choix ?
« Il avait quelque chose, un bon feeling avec le Maccabi Tel Aviv. Et puis la perspective de jouer la Champion’s League était très motivante. Après quatre saisons passées au club, je pense que c’était la bonne étape pour progresser. »

« Le Stade de Reims ? Je sais qu’il y a eu une grande histoire avec les deux finales de Champion’s League contre le Real Madrid. C’est un gros club, un nom. »

Généralement on dit que la maturité d’un gardien se situe entre 27 et 30 ans et toi, à seulement 23 ans, tu affiches déjà plus de 250 matchs dont plus de 40 en Coupe d’Europe. Comment expliques-tu cette précocité ?
« Le staff et le club du Maccabi m’ont donné rapidement des responsabilités. Ils ont toujours cru en moi, même quand je commettais des erreurs, ils restaient derrière moi et me poussaient encore. Ça m’a aidé et c’est ce qui fait que j’ai gagné en expérience plus rapidement. Grâce à tout ça, j’ai gagné en maturité, comme si j’étais un gardien de 26-27 ans. J’ai eu aussi la chance d’être épargné par les blessures jusqu’à présent et j’espère que je continuerai à m’entraîner et jouer sans connaître de pépins, c’est ce qu'il y a de plus important pour moi. »

Que sais-tu du championnat français ?
« Je connais beaucoup de joueurs qui évoluent en France, je ne regarde pas tous leurs matchs mais je sais que c’est un bon football, une « top league », un championnat réputé comme difficile mais je pense que je vais bien m’adapter. D’ailleurs, je crois que ma femme m’a déjà acheté des livres pour apprendre le français (rires). Je me doute que ce ne sera pas facile mais je veux maîtriser le vocabulaire basique pour échanger normalement avec mes coéquipiers. »

Et du Stade de Reims ?
« Pour être honnête, je ne connaissais pas grande chose avant les premiers contacts. Dès qu’on a commencé à échanger, j’ai fait des recherches sur internet et maintenant je suis au fait de pas mal de choses sur le Stade de Reims. Je sais par exemple qu’il y a eu une grande histoire avec les deux finales de Champion’s League contre le Real Madrid. C’est un gros club, un nom. »