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Madrid – Reims 1956 : Parole à la défense

07-06-2016

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Le premier des 5 volets qui mettront en exergue les 11 pionniers de la finale de 1956 s’intéresse ce matin à René-Jean Jacquet, un jeune gardien de but lancé dans le grand bain à tout juste 22 ans, ainsi qu’à Simon Zimny et Raoul Giraudo, les deux lieutenants de « Bob » Jonquet, le patron de la défense rémoise.

René-Jean Jacquet, au Stade de Reims de 1955 à 1961 – 92 matchs.

Au début de la saison 1955-56, peu de spécialistes auraient misé sur une titularisation de René-Jean Jacquet en finale d’une Coupe des Clubs Champions. À cette époque le numéro 1, c’est Paul Sinibaldi. Gardien emblématique, inamovible pendant plus de 250 matchs, il était notamment le héros du premier titre de l’histoire du Stade de Reims, grâce à une parade dans les dernières minutes de l’ultime journée journée de la saison 1948-49 face à Lille. Gêné par des blessures, en méforme et jugé moins performant par Albert Batteux, il devient moins indiscutable lors de l’exercice 1955-56. Ce sera d’ailleurs sa dernière saison en Rouge et Blanc. L’entraîneur rémois donne alors sa chance à deux jeunes portiers : Marcel Dantheny (19 ans) puis René-Jean Jacquet (22 ans) que le coach stadiste installe dans les buts à partir des demi-finales.

Jacquet, l’éternel second devenu numéro 1 pour la finale

Arrivé en provenance de Bordeaux, ce dernier se montre solide face aux Hibernians d’Edimbourg. Le jeune portier n’encaisse aucun but sur les deux confrontations. Ses superbes interventions lui valent d’ailleurs les louanges de la presse française et écossaise qui lui confèrent un grand rôle dans la qualification… S’il dispute 92 rencontres en 6 années, l’histoire de Jacquet au Stade de Reims est surtout celle d’un jeune gardien talentueux, parmi les plus doués de sa génération, qui a souffert de sa position de second, derrière Paul Sinibaldi puis Dominique Colonna qui rejoint le SDR en 1957… Deux portiers de légende. Il connaît malgré tout son heure de gloire en disputant, en plus d’une saison complète (1956-57) dans les buts champenois, ce qui fut sans doute la plus belle des finales européennes que le Stade de Reims ait disputé contre sa bête noire, le Real Madrid.

SDR-60ans-defense-Zimny-JacquetDe gauche à droite : Raymond Cicci, René-Jean Jacquet, Robert Jonquet et Simon Zimny.

Simon Zimny, au Stade de Reims de 1949 à 1958 – 197 matchs

Le parcours d’un footballeur peut parfois basculer sur un détail. Le cas de Simon Zimny en est un exemple. Sans réelle possibilité de rejoindre un club en temps de guerre, ce jeune défenseur n’embrasse réellement son parcours de sportif qu’à 17 ans au Fortuna D’Haillicourt. Il poursuit sa carrière dans le Pas-de-Calais et part ensuite à Hesdin Marconne puis Nœux-les-Mines, ville de naissance et club des premiers pas d’un certain Raymond Kopa, qui joue alors en troisième division. Comment s’est alors passée son arrivée au Stade de Reims ? Par une rencontre et du travail. Le président de Nœux-les-Mines en 1949 est l’un des amis de Victor Canard, président du SDR. Le premier convainc le second d’envoyer un observateur superviser Zimny.

L’apprentissage aux côtés de Jonquet et Marche

Le futur Stadiste est alors convoqué pour un match d’essai contre l’AC Côme (Italie). Sa prestation est remarquée et il signe le lendemain un premier contrat de stagiaire. Ses deux premières années rémoises, il les passe principalement en équipe amateur mais devient plus régulièrement appelé en équipe première lorsqu’Albert Batteux arrive aux commandes en 1950, pour pallier des blessures. Il en profite ainsi pour apprendre auprès des deux plus grands défenseurs du Stade de Reims : Robert Jonquet et Roger Marche, aux côtés desquels, il participe, en tant que 3ème homme de l’arrière-garde, à l’une des plus grande saison du Stade de Reims : un titre de champion de France et une Coupe Latine, en 1953.

SDR-60ans-defense-GiraudoRaul Giraudo lors de la finale de 1956 face au Real Madrid

Raoul Giraudo, au Stade de Reims de 1950 à 1960 – 138 matchs.

Raoul Giraudo quitte très vite les chemins de l’école et se met à travailler dans l’entreprise du Président de l’AS Aix. Une ville et un club que le Stade de Reims connaît bien pour y venir tous les ans. Il y passe généralement une semaine au moment d’affronter Marseille et affronte en amical l’équipe aixoise. Reims aimait les déplacements à cette époque et n’hésitait pas à organiser entre deux rencontres officielles des matchs sans enjeu face à des équipes locales ou étrangères. C’est également ici, à Aix, qu’est découvert Francis Méano, lors d’une rencontre amicale en 1949.

La sobriété au service de l’efficacité

Giraudo emboîte le pas de l’attaquant de poche stadiste et signe son premier contrat avec le Stade de Reims à Paris le 14 mai 1950, pendant que ses futurs coéquipiers remportent la première Coupe de France du club champenois. Il faut cependant plusieurs saisons à Giraudo pour percer au plus haut niveau. Il se contente pour l’heure des matchs avec l’équipe amateur. Sa première rencontre en première division, il la dispute finalement en novembre 1954, face aux Girondins de Bordeaux, profitant d’une blessure de Robert Siatka. Souple et rapide, Giraudo était certes un défenseur sobre mais diablement efficace. Il faisait partie des joueurs les plus sûrs du championnat à son poste, défenseur gauche. Toujours présent lorsqu’Albert Batteux faisait appel à lui, il a ainsi disputé toutes les rencontres européennes du SDR, à l’exception de la campagne de 1953.

Demain, c’est Robert Jonquet qui sera à l’honneur sur le site officiel pour le troisième article de la série qui vous conduira à la finale, lundi 13 juin.


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