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Amandine Miquel : "On a passé un palier"

9 juin 2019
Amandine Miquel

Championnes de D2F et promues en D1 cette saison après avoir terminé à la deuxième place la saison précédente, les Rémoises profitent d'un repos bien mérité avant de reprendre le chemin de l'entraînement mi-juillet. Retour en cinq questions sur cette saison avec la coach Amandine Miquel : 

Amandine, qu'est ce qui a fait la différence cette année par rapport aux précédentes ? 
"Défensivement déjà, même si l'année dernière on avait été solides, on a encore progressé cette saison et, offensivement, on a passé un palier. On a gardé la bonne base qu'on avait la saison précédente et on a recruté quelques joueuses supplémentaires qui ont été performantes. En 2017-18, il y avait Metz et les autres, cette saison c'était plus disputé : Orléans, Le Havre, Saint-Malo, La Roche-sur-Yon... Toutes ces équipes étaient vraiment intéressantes et je pense que ça va être de plus en plus dur dans cette division."

Vous avez progressé chaque année en allant chercher un meilleur classement. Qu'avez-vous changé au quotidien ? 
"On a augmenté le nombre de séances progressivement pour commencer. En deux ans et demi, on a rajouté une séance par semaine tous les six mois pour que ce ne soit pas brutal. Les contenus sont également plus intenses, on a ajouté du travail au poste qui ne se faisait pas avant et qui est à mon sens, très important. On a augmenté le nombres de séances pour les gardiennes, il y a du spé attaquant et défenseur mais aussi deux créneaux pour la musculation, de la préparation mentale, une diététicienne, plus de créneaux kiné… En fait, on a développé tout l'encadrement et l'accompagnement. Le recrutement a évolué aussi, on s’est notamment ouvert sur l’étranger".

Amandine Miquel

Quels étaient, selon toi, les principaux atouts de ton équipe cette saison ? 
"Chaque ligne était complète, avec des doublons qui étaient au niveau. Ça amène de la concurrence à l'entraînement et ça oblige les filles à se surpasser. Les deux gardiennes étaient aussi très performantes et elles sont toutes très compétitrices. C'est dans leur mentalité mais on a travaillé l'aspect cohésion, le "faire ensemble" pour qu'elles l'utilisent bien et tirent dans le même sens".

Sur quoi est-ce qu'il va falloir travailler maintenant ? 
"Il faudrait compléter effectif avec quelques joueuses qui ont connu l’élite, que ce soit françaises ou étrangères. Davantage intensifier les contenus d’entraînement, avec un dosage différent pour s’adapter au niveau de la D1. Et tout simplement être encore plus professionnelles dans les comportements au quotidien". 

Vous retrouvez la D1, était-ce important pour vous au regard du passé du club ? 
"Renouer avec le passé cette année, c'est un timing idéal. Quand je suis arrivée, on était neuvièmes, en difficulté et je me suis dit que les filles avaient besoin d'un déclic. Alors j'ai demandé aux Pionnières de venir expliquer leur parcours, tous leurs titres et tout ce qu'elles ont accompli, parce qu'on connait le palmarès mais l'entendre de leurs bouches c'était différent. Les joueuses ont rigolé quand je leur ai dit qu'on monterait en D1 d'ici la Coupe du Monde, il y en a une qui m'en a encore parlé récemment mais finalement elles l'ont fait. Et je pense que c'est bien que ce soit arrivé cette saison car celle d'avant nous n'étions pas prêtes, il ne faut pas oublier que nous avons beaucoup de jeunes joueuses. Là, elles ont pris en expérience, en maturité. Elles connaissent le niveau, maintenant est-ce qu'elles en ont pleinement conscience et sont prêtes ? Ça je ne sais pas, il faudra peut-être quelques matchs pour s'ajuster."