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Histoire : l’épopée Rouge et Blanche

1902-1931 : les origines du Stade de Reims

Tout commence au début du XXe siècle… En 1911, le comte Maxence Melchior de Polignac fonde la Société Sportive du Parc Pommery pour réunir et fédérer les ouvriers de la maison de champagne Pommery. Or et vert foncé sont les couleurs choisies pour le club car elles évoquent le champagne et les bouteilles. Deux décennies plus tard, pour des questions d’ambitions, le football est séparé des autres activités sportives de chez Pommery.

1931-1945 : les premiers pas et le début du professionnalisme

Dès lors, le 18 juin 1931, le Stade de Reims naît et succède à la Société Sportive du Parc Pommery. Un nouveau nom pour faire de cette association sportive d’entreprise, le représentant de Reims et des Rémois au plus haut niveau. Les joueurs portent alors un maillot tango-orange orné d’un scapulaire noir. Ils disputent leur premier match le 23 août 1931 et gagnent 7-2 face au FC Reims. A partir de la saison 1934-1935, le club joue ses premiers matchs dans le stade Vélodrome municipal de la ville de Reims. L’enceinte est rebaptisée stade Auguste Delaune à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, en l’honneur du sportif et résistant éponyme, torturé et abattu par la Gestapo le 13 septembre 1943. Après avoir décroché le titre de champion de France amateur en 1935, le club évolue et est promu en deuxième division et devient club de football professionnel. En 1938, Reims prend une nouvelle dimension à la suite de sa fusion avec le club rival régional à la tunique rouge et blanche, le Sporting Club Rémois. Chacun apporte quelque chose en dot à ce « mariage ». C’est le nom pour le Stade de Reims et les couleurs pour le Sporting. Bienvenue au maillot rouge à manches blanches qui donnera sa vraie identité au Stade de Reims et marquera l’histoire du football en France et en Europe.

1945-1963 : le Grand Reims

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Reims est promu en première division et connaît ses grandes heures de gloire. Dans les années 1950, le « Grand Reims » s’impose comme étant le club majeur du football français. Les trophées s’accumulent offrant au club un palmarès prestigieux et une grande notoriété en France et en Europe. De nombreuses figures et illustres grands personnages du football et du sport en général, comme le meneur de jeu Raymond Kopa, le président Henri Germain ou encore l’entraîneur Albert Batteux, portent le Stade de Reims et son « football Champagne » jusqu’au plus haut niveau. Le club remporte à six reprises le championnat de France de première division (1949, 1953, 1955, 1958, 1960, 1962) ainsi que deux Coupes de France (1950, 1958). Représentants majeurs de la France en Europe, les coéquipiers de Robert Jonquet disputent quatre finales continentales en l’espace de six ans. Deux finales de Coupe Latine (1953, 1955), puis deux finales de Coupe des Clubs Champions (1956, 1959). Les Rémois remportent la Coupe Latine en 1953 aux dépens des Italiens du Milan AC (3-0), mais s’inclinent deux ans plus tard face au Real Madrid (2-0). En 1956, la Coupe Latine a laissé place à la Coupe des Clubs Champions. Reims est à nouveau battu, de justesse, par le même adversaire (4-3). L’histoire se répète trois années plus tard, défaite 2-0 face à la bête noire madrilène.

1964-1992 : les années galères

Le licenciement du coach Albert Batteux en 1963 coïncide avec le recul sportif du club, relégué en deuxième division en 1964 et 1967. De retour parmi l’élite dans les années 1970, le Stade de Reims ne parvient pas à retrouver son éclat d’antan malgré les exploits de la star argentine Carlos Bianchi, symbole de l’époque « Tango » des Rouge et Blanc, caractérisée par sa filière de joueurs sud-américains (Delio Onnis, César Laraignée, Santiago Santamaria). Le club champenois se sauve de justesse de la faillite en 1978 mais ne parvient pas à éviter la relégation l’année suivante. Dès lors, il devient un pensionnaire régulier de l’antichambre de l’élite pendant plus d’une décennie. Sujet à des soucis financiers considérables, le club est finalement rétrogradé administrativement en troisième division lors de la saison 1991-1992. Le Stade de Reims ne pouvant plus rembourser ses dettes, le club fait faillite et dépose le bilan avant le terme du championnat, en octobre 1991. Il renaît une première fois de ses cendres le 25 octobre 1991 sous une nouvelle dénomination, le « Stade de Reims Champagne FC ». L’aventure s’achève après une seule saison sur un nouveau dépôt de bilan, déclaré le 11 mai 1992. Jean-Claude Hérault, dirigeant de l’époque, n’abdique pas pour autant et met tout en œuvre pour faire revivre le fleuron du football français.

1992-2012 : la renaissance

Ainsi, en juillet 1992 naît le « Stade de Reims Champagne ». La nouvelle équipe repart en division d’Honneur Nord-Est, soit le 6e échelon du football français. L’écusson originel est adapté en y faisant apparaître les termes « champagne » et « 92 ». Malheureusement, la loi Évin, votée en 1991, interdit aux Rémois d’utiliser une bouteille comme emblème, ils évoluent jusqu’en 1998 sans logo officiel. En 1999, après sept saisons d’errance dans les bas étages du football français, les Champenois refont surface et sont promus dans le championnat National. C’est un nouvel élan pour le club qui retrouve son nom d’origine et un tout nouvel écusson. Les formes du logo situées entre les lettres « S » et « R », initiales du club, font référence à l’Ange au Sourire, un des symboles de la ville de Reims. Après trois saisons en National, les Rouge et Blanc retrouvent la Ligue 2 et le statut professionnel en juillet 2002.

2012 : le retour d’un mythe

L’équipe se stabilise quelque peu durant une décennie, puis, en 2012, porté par un ambitieux projet de club, le Stade de Reims fait finalement son retour en Ligue 1, 33 ans après l’avoir quittée. Il évolue et se pérennise depuis, au plus haut échelon national. Le nouveau virage et la nouvelle dimension que prend le club ces dernières années, notamment par la livraison du nouveau Stade Auguste Delaune en 2008 et l’acquisition d’un centre de formation et d’entraînement dernière génération en 2015, présagent un prometteur avenir pour le sextuple champion de France. Malgré une redescente en Ligue 2 à l’issue de la saison 2015-16, le club nourrit toujours l’ambition de voir son présent, comme son passé glorieux, de nouveau lié avec l’élite du football français.

Bilan global du Stade de Reims au niveau professionnel

Ligue 1* : 33 saisons – 1202 matchs – 523 victoires – 277 nuls – 402 défaites – 1807 points – 2080 buts pour – 1699 buts contre – +381 différence de buts

Ligue 2* : 25 saisons – 882 matchs – 355 victoires – 238 nuls – 289 défaites – 1342 points – 1207 buts pour – 992 buts contre – +215 différence de buts.

* Cet historique ne comprend pas les saisons de guerre : 1939/1940 à 1944/1945.

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Les Présidents du Stade de Reims

René HUMBERT : 1910-1936 (SSP de 1910 à 1931, SDR de 1931 à 1936)
Maurice HUTIN : 1941-1945
Charles HILTGEN : 1941-1945
Victor CANARD : 1945-1953
Henri GERMAIN : 1953-1966
José PEREZ : 1966-1970
Henri GERMAIN : 1970-1977
Serge BAZELAIRE : 1977-1990
Robert RAVILLON : 1990-1992
Jacques DAHM : 1992-1993
Jean-Claude HÉRAULT : 1993-1996
Christophe CHENUT : 1996-2004
Jean-Pierre CAILLOT : depuis 2004

Les entraîneurs du Stade de Reims 

1931-1934 : Dave HARISSON
1934-1936 : Billy AITKEN
1936-1937 : Léopold KIELHOZ, Sarkis GARABEDIAN
1937-1938 : Valère de BESVECONY
1938-1939 : Erich BIEBER
1939-1940 : Sarkis GARABEDIAN
1940-1941 : Camille COTTIN
1941-1943 : Jules VANDOOREN
1943-1945 : Sarkis GARABEDIAN
1945-1950 : Henri ROESSLER
1950-1963 : Albert BATTEUX
1963-1964 : Camille COTTIN, Jean PROUFF
1964-1966 : Robert JONQUET
1966-1967 : Robert JONQUET, Claude PRODOSCIMI
1967-1969 : Émile RUMMELHARDT
1969-1971 : Élie FRUCHART
1971-1972 : Émie FRUCHART, Léon DESMENEZ
1972-1973 : Célestin OLIVIER, Lucien LEDUC
1973-1974 : Lucien LEDUC
1974-1975 : Léon DESMENEZ, Michel LEBLOND
1975-1977 : Pierre FLAMION
1977-1978 : Pierre FLAMION, Jean-Claude D’ARMENIA
1978-1979 : Jean-Claude D’ARMENIA, Pierre FLAMION
1979-1980 : René VERNIER
1980-1981 : René VERNIER, Robert JONCQUET, Léon DESMENEZ
1981-1982 : René VERNIER
1982-1984 : Pierre PHELIPON
1984-1985 : Pierre PHELIPON, Carlos BIANCHI
1985-1987 : Carlos BIANCHI
1987-1988 : Pierre PHELIPON
1988-1989 : Dominique BATHENAY
1989-1990 : Jacky LEMÉE
1990-1991 : Didier NOTHEAUX
1991-1992 : Pierre PHELIPON
1992-1993 : Daniel DUVAL, Ghislain BOURNEL
1993-1996 : Tony GIANNETTA
1996-2000 : Manuel ABREU
2000-2001 : Manuel ABREU, Franck TRIQUENEAUX, Marc COLLAT
2001-2002 : Marc COLLAT
2002-2003 : Marc COLLAT, Denis GOAVEC
2003-2004 : Ladislas LOZANO
2004-2005 : Ladislas LOZANO, Jean-Claude CLOËT
2005-2008 : Thierry FROGER
2008-2009 : Didier THOLOT, Luis FERNANDEZ
2009-2010 : Marc COLLAT
2010-2014 : Hubert FOURNIER
2014-2015 : Jean-Luc VASSEUR, Olivier GUEGAN
2015-2016 : Olivier GUEGAN, David GUION
2016-2017 : Michel DER ZAKARIAN
Depuis mai 2017 : David GUION

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ALBERT BATTEUX (1937-1952)

Attaquant. Né le 2 juillet 1919 à Reims, décédé le 28 février 2003 à Meylan. 8 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Reims, E.F Reims-Champagne, Reims.

Titulaire avec les « pros » rémois à l’âge de dix-huit ans, Albert Batteux ne connaît pas la carrière de joueur qu’il mérite, la guerre venant briser son ascension. Doté d’un gabarit modeste, l’attaquant intérieur privilégie la technique, principe guidant par la suite, la conception du football qu’il s’efforce, en tant qu’entraîneur, de faire pratiquer à ses joueurs. Il a tout juste vingt-huit ans lorsqu’il est sélectionné pour la première fois en équipe de France dont il devient rapidement le capitaine grâce à sa personnalité singulière. Champion de France sur le tard avec Reims (1949), il remporte également la Coupe de France (1950) et prend en main, à trente ans, la formation champenoise. Tant à Reims (cinq titres de champion, deux Coupes de France, une Coupe Latine, deux finales de Coupe d’Europe) qu’avec les tricolores et Saint-Etienne, il se bâtit un palmarès d’entraîneur sans égal à l’échelon national. Albert Batteux s’est éteint à Meylan le 28 février 2003 à l’âge de 83 ans. Une tribune du Stade Auguste Delaune porte son nom.

 ROBERT JONQUET (1942-1960)

Défenseur. Né le 3 mai 1925 à Paris, décédé le 18 décembre 2008 à Reims. 58 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Reims, E.F Reims-Champagne, Reims, Strasbourg

« Bob » de son surnom, intègre l’équipe professionnelle du Stade de Reims dès 1942 et s’impose comme un défenseur central à l’élégance souveraine. Fort d’un ascendant moral, empreint de modestie sur ses partenaires, il devient leur capitaine emblématique. Cumulant près de 600 matchs en Rouge et Blanc, ce qui constitue le record pour un joueur du Stade de Reims, il remporte le championnat de France en 1949, 1953, 1955, 1958 et 1960 ainsi que la Coupe de France en 1950 et 1958. Il est le seul joueur à glaner cinq titres de champion avec Reims. À l’échelle continentale, après avoir gagné la Coupe Latine en 1953 contre le Milan A.C, il perd face au Real de Madrid la finale de cette même épreuve en 1955 et celle de la Coupe des Clubs Champions en 1956 et 1959. Adoubé parmi les meilleurs arrières de son époque, il contribue comme capitaine à l’épopée suédoise de l’équipe de France en 1958. Robert Jonquet décède le 18 décembre 2008 à Reims à l’âge de 83 ans. Une tribune du Stade Auguste Delaune est  en son honneur.

PIERRE SINIBALDI (1944-1953)

Attaquant. Né le 29 février 1924 à Montemaggiore, décédé le 24 janvier 2013 à Toulon. 2 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Troyes, Reims, Nantes, Lyon, Perpignan

Pierre est le premier et le plus jeune des trois frères Sinibaldi à rallier Reims durant l’été 1944, Paul et Noël ne l’y rejoindront que 4 ans plus tard. Adroit, précis et  doté d’un excellent jeu de tête, il termine meilleur réalisateur dès sa première saison en Rouge et Blanc avec 30 but au compteur.  Il réédite cet exploit en 1947 et trouve au total, cent quatorze fois le chemin des filets durant ses quatre premières années rémoises. (1944-1948). Avant de partir pour Nantes en 1953, il enlève le championnat (1949) ainsi que la Coupe de France (1950), et porte son total de buts marqués en première division à cent quarante-cinq, soit le meilleur total jamais réalisé dans l’histoire du club. À l’échelle rémoise, ni Fontaine (122 buts), ni Piantoni (105 buts), ni Bianchi (107 buts) ne pourront faire mieux. Il décède le 24 janvier 2013 à Toulon à l’âge de 88 ans.

ROGER MARCHE (1944-1954)

Défenseur. Né le 5 décembre 1924 à Villers-Semeuse, décédé le 1er novembre 1997 à Charleville-Mézières. 63 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Reims, R.C Paris

Surnommé le « Sanglier des Ardennes », Roger Marche détient durant près de trente ans (1955-1983) le record de sélections en équipe de France (63), dont il est le capitaine à 42 reprises et l’inamovible arrière gauche de 1947 à 1959. Il remporte la plupart des trophées de son temps avec Reims, s’adjugeant deux titres de champion de France (1949, 1953), la Coupe de France (1950), la Coupe Latine (1953) et la Coupe Charles Drago (1954). Il revêt 360 fois la tunique Rouge et Blanche du Stade, qu’il avait rejoint en 1944, avant d’être transféré au Racing Club de Paris en 1954. Athlète rude, personnage taciturne, solitaire et atypique, Roger Marche a pour habitude de s’entraîner seul, chez lui dans les Ardennes, ne rejoignant ses équipiers qu’à quelques heures du coup d’envoi des quelques mille matchs qu’il dispute à l’échelon pro. Il représente sans conteste l’une des figures marquantes de l’histoire du Stade de Reims et du football français. Roger Marche décède le 1er novembre 1997 à Charleville-Mézières à l’âge de 72 ans.

ARMAND PENVERNE (1947-1959)

Milieu de terrain. Né le 26 novembre 1926 à Pont-Scorff, décédé le 27 février 2012 à Marseille. 39 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Reims, Red Star, Limoges

Dans le « football Champagne » prôné par Albert Batteux, tant au Stade de Reims qu’en équipe de France, Armand Penverne, par son infatigable activité, sait se rendre indispensable dans un registre plus austère. Fait du granit de sa Bretagne natale, il opère en milieu de terrain, soutenant sans relâche sa défense, en parfait complément de Robert Joncquet, et relançant le jeu avec clairvoyance vers les virtuoses de l’attaque. Artisan de l’ombre, « Pampam » de son surnom, écrit ainsi aux côtés des Raymond Kopa, Roger Piantoni, Just Fontaine…, quelques-unes des plus belles pages du Stade de Reims et du football français. Il prend part à la conquête des quatre premiers titres de champion de France (1949, 1953, 1955, 1958), aux deux victoires en Coupe de France (1950, 1958), et au triomphe en Coupe Latine (1953) ainsi qu’à leur seconde défaite en finale de la Coupe d’Europe (1959). Armand Penverne décède le 27 février 2012 à Marseille à l’âge de 85 ans.

FRANCIS MEANO (1949-1953)

Attaquant. Né le 22 mai 1931 à Puyloubier, décédé le 25 juin 1953 à Witry-lès-Reims. 2 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Reims

Francis Méano débarque en Champagne en 1949 en provenance d’Aix-en-Provence, auréolé du titre de champion d’Europe qu’il vient de remporter avec les « juniors » français. En quatre ans, il remporte la Coupe de France (1950), le championnat de première division (1953) et la Coupe Latine (1953). Ailier ou attaquant intérieur gauche rapide et décidé, il devient vite l’un des chouchous des supporters rémois. Aimé pour sa simplicité, son insouciance et sa joie de vivre, il inscrit plus de cinquante buts sous les couleurs du Stade, championnat et coupes confondus. Un soir de juin 1953, Francis Méano, tout juste âgé de 22 ans, trouve la mort dans un accident de voiture avec son épouse, son père et son beau père. Ce dramatique événement plonge toute la cité des sacres dans une profonde tristesse. Un vibrant et retentissant hommage lui est rendu devant la cathédrale de Reims. En mémoire du jeune champion qu’il était, on donne son nom à la tribune qui tourne le dos à la cathédrale lors de la construction du stade Vélodrome au cœur des années soixante, puis à celle qui lui succède lors de la reconstruction du stade.

RAYMOND KOPA (1951-1967)

Né le 13 octobre 1931 à Noeux-les-Mines, décédé le 3 mars 2017 à Angers. 45 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Angers, Reims, Real Madrid, Reims

Raymond Kopa, de son vrai nom Kopaszewski, est repéré par Angers en 1948, qui le cède après deux saisons au Stade de Reims. Sous la direction d’Albert Batteux, sa progression fulgurante le conduit pour la première fois en équipe nationale en octobre 1952. L’année suivante, il remporte le championnat avec Reims et la Coupe Latine face au Milan A.C. Il décroche un nouveau titre de champion en 1955 mais cède en finale de la Coupe Latine face au Real Madrid qu’il rejoint l’année suivante. Il y gagne deux titres de champion d’Espagne et trois trophées continentaux. En 1959, Kopa revient à Reims, auréolé du titre de meilleur joueur de la Coupe du Monde et du Ballon d’Or 1958, le premier pour un joueur français. Il contribue aux deux derniers titres de champion (1960, 1962) des Rouge et Blanc, dont il revêt la tunique plus de quatre cent fois et avec qui il inscrit plus de quatre-vingt buts en championnat. Qualifié de « Napoléon du football », il achève sa carrière dans la cité des sacres en 1967. Devenu ensuite Président d’honneur du Stade de Reims, Raymond Kopa, qui s’est éteint le 3 mars 2017, restera  à jamais la légende du Stade de Reims et une étoile du football mondial.

MICHEL HIDALGO (1954-1957)

Attaquant. Né le 22 mars 1933 à Leffrinckoucke. 1 sélection en équipe de France. Carrière professionnelle : Le Havre, Reims, Monaco

Michel Hidalgo débute en amateur à L’US Normande avant d’entamer une carrière professionnelle riche de 369 rencontres de première division qui le mène entre 1952 et 1966, du Havre à Monaco en passant par le Stade de Reims qu’il rejoint en 1954. Il s’adjuge le titre de champion de France en 1955 avec les Rouge et Blanc, puis affronte le Real Madrid en finale de la Coupe Latine (1955) et de la Coupe d’Europe (1956). D’abord ailier, il évolue ensuite au poste d’attaquant intérieur et achève sa carrière à la place de « neuf-et-demi » avec l’AS Monaco. Il y remporte deux autres championnats et deux finales de la Coupe de France avec le club de la principauté. Albert Batteux, qui l’a déjà entraîné en Champagne, le dirige lors de son unique sélection en équipe de France, le 5 mai 1962 à Florence, contre l’Italie. S’il ne s’impose pas chez les Bleus en tant que joueur, il écrit l’une des plus belles pages, en tant qu’entraîneur et triomphe lors du Championnat d’Europe des nations en 1984.

JUST FONTAINE (1956-1962)

Attaquant. Né le 18 aout 1933 à Marrakech. 21 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Nice, Reims

Transféré de Nice à Reims en 1956, Just Fontaine remporte le doublé Coupe-Championnat et est couronné roi des buteurs (34 buts pour 26 matchs) en 1958. La même année, l’épopée suédoise avec les Bleus et son association inédite avec Raymond Kopa font franchir un cap à « Justo » qui inscrit treize buts en six matchs, avec pour point d’orgue, un quadruplé lors de la petite finale remportée face à l’Allemagne. En club, il dispute la finale de la Coupe d’Europe en 1959 et gagne un nouveau titre de champion en 1960, étant à chaque fois le canonnier le plus prolifique de la compétition avec respectivement dix et vingt-huit buts. Malheureusement, une double fracture du tibia péroné en mars 1960 et une rechute en janvier 1961 sonnent prématurément le glas de sa carrière. Il ne contribue ainsi qu’épisodiquement au dernier sacre des Rouge et Blanc en 1962. Just Fontaine demeure malgré tout, le second meilleur marqueur sous le maillot Rouge et Blanc en première division après Pierre Sinibaldi (145 buts), avec un total de 122 buts en championnat.

JEAN VINCENT (1956-1964)

Attaquant. Né le 20 novembre 1929 à Labeuvrière, décédé le 13 août 2013 à Saint-Nazaire. 46 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Lille, Reims

Révélé au LOSC entre 1953 et 1955, Jean Vincent rejoint le Stade de Reims en 1956, où, sous les conseils d’Albert Batteux, il diversifie son jeu afin d’évoluer sur le côté gauche de l’attaque, comme ailier le plus souvent, au poste de demi, parfois de défenseur. Il fait partie de l’épopée qui réalise le doublé Coupe-Championnat en 1958, puis prend part à la finale de la Coupe des Clubs Champions en 1959 perdue face au Real Madrid de Raymond Kopa. Très apprécié pour sa polyvalence sur le terrain, il remporte par la suite, aux côtés du même Raymond Kopa de retour dans la cité des sacres, les deux derniers titres de champion de France du Stade en 1960 et 1962. Au total, il inscrit 68 buts en championnat et prend part à plus de deux cent soixante rencontres en première division sous les couleurs du Stade de Reims. Jean Vincent décède le 13 août 2013 à Saint-Nazaire , il avait 83 ans.

ROGER PIANTONI (1957-1964)

Attaquant. Né le 26 décembre 1931 à Etain. 37 sélections en équipe de France. Carrière professionnelle : Nancy, Reims, Nice.

Roger Piantoni, surnommé « Bout d’chou » est doté d’un pied gauche exceptionnel. Il se révèle au F.C Nancy avant de rejoindre le Stade de Reims en 1957. Celui qu’Albert Batteux tient pour le plus complet des joueurs français réalise le doublé Coupe-Championnat en 1958 puis joue la finale de la Coupe d’Europe en 1959. En octobre 1959, Roger Piantoni, sous le maillot bleu, est agressé par le Bulgare Dimitar Largov. Dès lors, bien qu’il contribue aux titres de champion conquis en 1960 et 1962 après être sacré une seconde fois dans sa carrière meilleur buteur en 1961, les séquelles de cette blessure sont récurrentes. Au total, Roger Piantoni inscrit cent cinq buts en championnat et dispute plus de cent soixante rencontres en Première Division au cours de son épopée Rouge et Blanche . Il finit sa carrière à Nice avant d’assurer un rôle de conseiller au sein de la Fédération Française de Football puis de consultant à la radio et à la télévision.

CARLOS BIANCHI (1973-1985)

Attaquant. Né le 26 avril 1949 à Buenos Aires. 14 sélections en équipe d’Argentine. Carrière professionnelle : Velez Sarsfield (Argentine), Reims, Paris S.G, Strasbourg, Velez Sarsfield (Argentine), Reims

Carlos Bianchi, véritable renard des surfaces, mobilise sens du placement, coup d’œil, roublardise et une technique hors pair dans ses frappes de balle. Il est ainsi couronné cinq fois meilleur buteur en France (1974, 1976, 1977, 1978, 1979), un record, remportant également deux souliers d’argent et un de bronze. Surnommé « El Goleador », Carlos Bianchi rejoint le Stade de Reims en 1973 et marque cent sept buts en cent vingt-quatre matchs de championnat, un bilan exceptionnel écorné par une terrible fracture de la jambe qui survient en octobre 1974 ; blessure qui ôte toute chance au Stade, alors leader de première division, de renouer avec son glorieux passé. Il quitte le club en 1977 pour le Paris Saint-Germain où il évolue durant deux saisons, puis passe par Strasbourg et retourne à Velez en Argentine de 1980 à 1984. Carlos revient à Reims en deuxième division et devient entraîneur au printemps 1985. Il échoue dans sa quête de remontée mais permet aux Rouge et Blanc d’accéder deux fois aux demi-finales de la Coupe de France.

Les 10 meilleurs buteurs du Stade de Reims en Première Division :

Pierre SINIBALDI (1944-1945 D1 Groupe Nord ; 1945-1953, D1) : 145 buts
Just FONTAINE (1957-1962, D1) : 122 buts
Carlos BIANCHI (1973-1977, D1) : 107 buts
Roger PIANTONI (1957-1964, D1) : 105 buts
Bram APPEL (1949-1954, D1) : 96 buts
René BLIARD (1951-1959, D1) : 81 buts
Raymond KOPA (1951-1956, 1959-1967, D1) : 75 buts
Jean VINCENT (1956-1964, D1) : 68 buts
Léon GLOWACKI (1952-1956, 1960-1962) : 65 buts
Pierre FLAMION (1943-1950, D1) : 65 buts

Les 10 joueurs du Stade de Reims les plus capés en Première Division :

Robert JONQUET : 15 saisons en D1, 502 matchs joués
Raymond KOPA : 11 saisons en D1, 346 matchs joués
Armand PENVERNE : 12 saisons en D1, 333 matchs joués
René MASCLAUX : 10 saisons en D1, 319 matchs joués
Roger MARCHE : 9 saisons en D1, 301 matchs joués
Michel LEBLOND : 12 saisons en D1, 271 matchs joués
Jean VINCENT : 8 saisons en D1, 267 matchs joués
Robert SIATKA : 11 saisons en D1, 259 matchs joués
Paul SINIBALDI : 7 saisons en D1, 216 matchs joués
Alain RICHARD : 7 saisons en D1, 193 matchs joués

Et bien d’autres…

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Star parmi les stars, véritable étoile du football mondial, Raymond Kopa, ancien Président d’honneur du Stade de Reims, restera une légende du club. Monsieur Kopa.

Reims s’est réveillé un 3 mars 2017 dans la brume et la tristesse. L’un de ses plus grands ambassadeurs, Raymond Kopa s’est éteint dans sa 86ème année, à Angers. Symbole du football total, il débute le football en amateur dans le club de sa ville natale, l’US Nœux-les-Mines. Deuxième du concours du jeune footballeur 1949, Raymond Kopa, de son vrai nom « Kopaszewski » est repéré par le SCO d’Angers qu’il intègre à tout juste 18 ans. Les aptitudes de ce petit gabarit (1m69, 67 kg) sautent aux yeux d’Albert Batteux, le stratège stadiste. Le coach historique du Stade de Reims milite longtemps auprès de ses dirigeants, notamment lorsque les négociations perdurent, pour faire venir son nouveau protégé. Sous ses ordres, Kopa progresse à pas de géant. Il y existait une relation particulière entre les deux hommes.

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Le coach rémois partageait avec Kopa la même vision du football. Kopa a, en plus, une forme de légèreté. Ses dribbles sont déroutants. Les défenses adverses ne savent pas réellement comment le stopper. Le génie du football français qu’un journaliste anglais a un jour surnommé «Le Napoléon du football» devient donc une cible de choix… Il faut dire qu’il est intenable, encore plus lorsqu’il est associé à Léon Glovacki. Les deux se connaissent par cœur.

Jean-Pierre Caillot : «  Monsieur Kopa c’est le Stade de Reims et le Stade de Reims c’est Monsieur Kopa ».

À Reims, Kopa débute sur l’aile mais est rapidement replacé dans l’axe où il devient le dépositaire du jeu. C’est d’ailleurs dans ce rôle qu’il évolue lors de la première campagne européenne des Rouge et Blanc au cours de laquelle il délivre 8 passes décisives ! Par des inspirations, des percées solitaires, Kopa est l’élément capable de débloquer des situations. Malgré le marquage très serré qu’il doit subir, il est l’un des hommes de la première finale de l’histoire de la Ligue des Champions en 1956, impliqué sur deux des trois buts rémois. Cette finale est la dernière rencontre en Rouge et Blanc, avant son retour. Il rejoint le club vainqueur, le Real dans un transfert record (52 millions de francs de l’époque, environ 1M€ constants) par le grand Real Madrid en 1956, avec lequel il gagne un nouveau surnom : « Kopita » et 3 Coupes des Clubs Champions… à son retour au Stade de Reims, il n’a rien perdu. Sa conduite de balle et sa vision du jeu sont toujours là, son amour pour le Stade de Reims aussi dont il porte fièrement les couleurs jusqu’en 1967 et en devient le Président d’honneur.

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Jean-Pierre Caillot : « Monsieur Kopa, c’est le Stade de Reims et le Stade de Reims c’est Monsieur Kopa. Plus qu’un joueur, il est et demeurera à jamais le symbole du grand Reims, d’une approche légère et élégante du football. Si « SDR » sont trois lettres qui résonnent, qui ont un sens au-delà des frontières nationales, c’est parce que le talent et l’implication de Monsieur Kopa et d’autres glorieux aînés ont conféré au club la stature d’une institution. Quand il a été honoré, en 2011, de « l’UEFA Award » des mains de Michel Platini, Monsieur Kopa avait vivement insisté pour le recevoir à Auguste Delaune car il considérait que c’était sa deuxième maison, le stade le plus symbolique de sa carrière. Il portait un regard passionné sur son club. En privé, il pouvait parfois se montrer sans concession à son égard, mais dès lors qu’il prenait la parole publiquement sur son Stade de Reims, c’était toujours avec la plus grande bienveillance et avec une ardente volonté de le défendre en toutes circonstances. Plus que du Stade de Reims, Raymond Kopa restera un monument du football français et mondial. »

 

1 Juin 1949 : 1er titre de Champion de France

34ème journée : Sète – Stade de Reims : 1-2 (1-2). Buts : Pi. Sinibladi (3’), Petitfils (45)

Saison 1948-1949. Debout de gauche à droite : Jacowski, Penverne, Paul Sinibaldi, Jonquet, Petitfils, Marche. Devant : Bini, Batteux, Pierre Sinibaldi, Prouff, Flamion

14 mai 1950 : vainqueur de la finale de la Coupe de France.

Stade de Reims – RC Paris : 2-0 (0-0). Buts : Meano (81e), Petitfils (83e) – Stade Yves-du-Manoir à Colombes. 61 722 spectateurs

Les joueurs du Stade de Reims fêtent la victoire en Coupe de France sur la pelouse du Stade Yves-du-Manoir à Colombes

17 mai 1953 : 2ème titre de Champion de France

33ème journée : Stade Français – Stade de Reims : 1-5 (0-1). Buts : Appel (44’, 49’, 56’, 80’), Kopa (66’)

Saison 1952-1953 : le Stade de Reims Champion de France

7 juin 1953 : vainqueur de la finale de la Coupe Latine.

Stade de Reims – Milan : 3-0.  Buts : Méano, Kopa (X2). À Lisbonne

Les Joueurs du Stade de Reims à leur retour à l’aéroport d’Orly après la victoire en finale de la Coupe Latine à Lisbonne face à Milan (3-0)
Les Joueurs du Stade de Reims à leur retour à l’aéroport d’Orly après la victoire en finale de la Coupe Latine à Lisbonne face à Milan (3-0)

24 avril 1955 : 3ème titre de Champion de France

32ème journée : Stade de Reims – Sochaux : 3-1 (1-1) ; Buts : Kopa (39’, Bliard (51’), Templin (74’).

Saison 1954-1955. L’équipe : entraîneur : Batteux. Joueurs : Sinibaldi, Zimny, Giraudo, Glovacki, Hidalgo, Jonquet, Kopa, Leblond, Lundqvist, Penverne, Prosdocimi, Siatka, Templin

 13 juin 1956 : 1ère finale de la Coupe des Clubs Champions.

Real Madrid – Stade de Reims : 4-3 (2-2) ; Buts : Reims : Leblond (6’), Templin (10’), Hidalgo (62’) ; Real Madrid : Di Stefano (14’), Rial (30’, 79’), Marquitos (67’). À Paris, Parc des Princes. 38 239 spectateurs.

13 juin 1956, finale de la Coupe des Clubs Champions. Reims –Real Madrid (3-4). Debout de gauche à droite : Batteux, Cicci, Zimny, Jonquet, Leblond, Jacquet, Siatka, Giraudo, Penverne. Devant : Hidalgo, Glovacki, Kopa, Bliard, Templin, Paul Sinibaldi

1 mai 1958 : 4ème titre de Champion de France

32ème journée : Valenciennes – Stade de Reims : 0-6. Buts : Fontaine (60’, 66’, 70’, 78’), Lamartine (64’, 82’)

Le supporters fêtent le 3ème titre de Champion de France ainsi que la victoire en Coupe de France dans les rues de la ville de Reims

18 mai 1958 : vainqueur de la Coupe de France

Stade de Reims – Nîmes : 3-1. Buts : Bliard (42’, 89’), Fontaine (56’) – Stade Yves-du-Manoir à Colombes. 56 523 spectateurs.

Les Rémois et le Président Henry Germain célèbrent la victoire en Coupe de France sur la pelouse du Stade Yves-du-Manoir à Colombes

3 juin 1959 : 2ème finale de la Coupe des Clubs Champions

Real Madrid – Stade de Reims : 2-0 (1-0). Buts : Real Madrid : Mateos (2’), Di Stefano (47’). À Stuttgart, Neckarstadion. 78 000 spectateurs.

Les joueurs viennent de faire leur entrée sur la pelouse du Neckarstadion à Stuttgart et s’apprêtent à donner le coup d’envoi de la finale

4 mai 1960 : 5ème titre de Champion de France

32ème journée : Stade de Reims – Monaco 2-1 (1-1). Buts : Piantoni (2’, 49’)

Le Stade de Reims Champion de France 1959-60. Debout de gauche à droite : Batteux, Colonna, Jonquet, Giraudo, Baratto, Jacquet. 2ème rang : Bérard, Siatka, Leblond, Rodzik, Wendling. 1er rang : Vincent, Muller, Kopa, Fontaine, Piantoni

20 mai 1962 : 6ème titre de Champion de France

38ème journée : Stade de Reims – Strasbourg : 5-1 (1-0). Buts : Sauvage (30’, 46’, 68’), Akesbi (63’, 78’)

Le Stade de Reims Champion de France 1961-1962

11 mai 2012 : 33 ans après, le retour en Ligue 1 !

38ème journée L2 : Amiens– Stade de Reims: 0-2 (0-1). Buts : Fauré (13’), Ghilas (89’)

Après la victoire contre l’AS Monaco le 7 mai 2012, le public rémois fête déjà la montée… 33 ans après, le club retrouve le plus haut niveau français !

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